Les chèques non barrés, un enjeu majeur pour les banques africaines (1)

Tombés en désuétude dans des pays comme la France, les chèques non barrés représentent en Afrique l’une des principales opérations effectuées en agence par les usagers des établissements bancaires.

En effet, le taux de bancarisation étant relativement faible, l’utilisation du chèque non barré est un moyen simple pour un professionnel ou une entreprise d’effectuer des paiements à destination des personnes non bancarisées.

C’est même la méthode imposée par la plupart des banques à leurs clients pour effectuer des retraits à la caisse.

On comprends alors pourquoi une part très importante des opérations quotidiennes dans une agence bancaire consiste à gérer les retraits d’argent liquide par chèque non barré. Des opérations dont le traitement est très long, à la fois pour la clientèle et le personnel…

Dans ces conditions, on aurait pu s’attendre à ce que des outils spécialisés soient largement utilisés pour optimiser ces opérations.

Or, il n’en est rien. Alors que les établissements bancaires ont massivement investi depuis une quinzaine d’années dans l’automatisation du traitement des chèques compensables (sous l’impulsion des réglementations imposées par les Banques Centrales pour la dématérialisation des moyens de paiements), rien n’a été fait pour moderniser les opérations sur les chèques de caisse, dont le traitement reste entièrement manuel.

En effet, l’opérateur doit saisir manuellement les informations nécessaires pour effectuer le paiement :

  • Numéro de chèque
  • Numéro de compte
  • Montant
  • Informations sur le porteur du chèque et photocopie manuelle de sa pièce d’identité
  • Contrôle de la signature.

Voila qui est un comble, car d’un point de vue réglementaire, tous les chèques, même les chèques non barrés, doivent être imprimés avec une bande magnétique CMC7 permettant d’automatiser la saisie des numéros de chèques et de compte.

Cette piste CMC7 génère des surcoûts de fabrication pour les banques, alors qu’elle n’est même pas utilisée pour les opérations de retrait à la caisse !

Donc pourquoi ne pas utiliser cette possibilité ? L’automatisation de ce traitement accélérerait considérablement les opérations de caisse. Cela constitue déjà un argument de poids, mais ce n’est pas le seul. Outre le fait de pouvoir consulter en ligne (dans un intranet) les images scannées des chèques de caisse, il faut souligner que de plus en plus d’établissements bancaires se tournent vers l’archivage numérique de toute leur activité. Le fait que les chèques de caisse puissent être scannés en amont facilite donc considérablement ce type de chantier.

Et de nos jours, de nouveaux modèles de scanners de chèques très économiques, spécialement adaptés pour les opérations au guichet, permettent aussi de scanner les pièces d’identité. Cela induit des économies sur les photocopies et bien sûr une bien meilleure qualité de traitement.

On le voit, les raisons ne manquent pas pour envisager d’adopter une solution performante de traitement de chèques de caisse, au bénéfice du client et de la banque.

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